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Arc International Cristallerie Four Verre Usine

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Arc International

Arc 1825

Voyage au centre du verre

Découvrir l’entreprise Arc, c’est plonger au cœur d’un savoir-faire verrier perpétué depuis 1825. Basée à Arques depuis l’origine, la plus grande verrerie et cristallerie française se visite. Dans l’usine, j’ai découvert les coulisses de la fabrication des collections du leader mondial des arts de la table. Avant de faire quelques emplettes, dans l’immense magasin d’usine Arc Outlet.

La saga Arc

Luminarc®, Arcoroc®, Cristal d’Arques®, Chef&Sommelier®: ces marques accompagnent le quotidien de générations de Français. Arc est une saga industrielle qui fascine. A Arques, une ville d’un peu moins de 10 000 habitants près de Saint-Omer, 2700 personnes travaillent pour Arc France.

À proximité du canal de Neufossé, l’immensité des usines, réparties sur 190 hectares, m’a toujours sidérée. Comme moi, environ 20 000 visiteurs pénètrent chaque année dans le site aux normes de sécurité très strictes, pour des visites guidées bien encadrées au départ du magasin d’usine Arc Outlet.

De la verrerie au cristal

Après avoir traversé une partie de la zone industrielle, la visite commence par un film. La verrerie est créée en 1825. 100 ans plus tard, Arc construit ses premiers fours à bassin et installe ses premières presses.

Les premières machines à souffler le verre apparaissent en 1948. Le verre opale et le verre résistant aux chocs voient le jour en 1958. La fabrication automatisée de verres à pied débute en 1960. Dix ans plus tard, l’entreprise met au point pour la première fois au monde la fabrication mécanisée du cristal. Une véritable révolution qui le rend désormais accessible à tous. Depuis, le pôle R&D du Groupe ne cesse d’innover. De nouveaux types de verre ont fait leur apparition parmi lesquels le Krysta®, un cristallin sans plomb extra-résistant aussi étincelant et sonore que le cristal, l’opale coloré ou encore l’opale culinaire (élu « Produit de l’année 2019 »).

Leader mondial du verre

Leader mondial du verre

Entreprise familiale depuis 1895, dirigée par trois générations de Durand, le groupe verrier a été repris en 2015 par l’américain PHP.Cependant, les années suivantes ont été marquées par des défis majeurs. La crise sanitaire de la COVID-19, suivie des tensions géopolitiques, les crises de l’énergie et des perturbations des chaînes d’approvisionnement, ont fortement impacté l’activité du groupe.

Malgré des efforts de résilience, ces difficultés ont conduit à un redressement judiciaire en janvier 2026. C’est finalement Timothée Durand, arrière petit-fils et petit-fils des fondateurs, qui a repris les rênes de l’entreprise, déterminé à perpétuer l’héritage familial tout en modernisant les processus de production, en mettant l’accent, comme l’entreprise a toujours su faire, sur l’innovation.

Les chiffres donnent le tournis : les quatre marques du groupe sont vendues dans 160 pays et le groupe possède quatre sites de production : en France, aux États-Unis, en Chine et aux Émirats Arabes Unis.

Arques est bien sûr le premier site de production avec 1,7 millions d’articles par jour, 5 fours et 40 lignes de production. Nous sommes juste à côté du four L, le plus grand, qui produit 700 000 pièces par jour et où nous allons entrer, après un deuxième film qui dévoile toutes les techniques de la production du verre. En sortant de la salle, je sais tout (ou presque) des techniques du verre soufflé, du verre pressé, du verre tourné, de création des verres à pied ou du verre trempé.

Préambule technique

Avant de pénétrer dans le four, le guide revient en détail sur quelques étapes clés : la préparation des mélanges, les techniques de chauffe, l’organisation d’un four, l’importance de l’entretien des moules (il faut les polir toutes les 8 heures !).

Du sable, de la soude, de la chaux et du verre concassé (groisil), chauffé à 1500°C font naître une pâte de verre en fusion dirigée vers plusieurs canaux de distribution alimentant chacun une machine de production différente. Chaque canal libère une goutte strictement calibrée en forme et en poids : 35 g pour un verre à pied.

Les dessous du verre

Il est temps de pénétrer dans le monstre. Le bruit est assourdissant, la chaleur intense, entre 30 et 40°C. Ici la production ne s’arrête jamais. Voilà les fameuses gouttes en fusion, pressées, soufflées sous nos yeux pour devenir des verres à pied, des chopes et des gobelets. Des flammes, des souffles de chaleur, ça cuit, ça recuit, c’est un ballet incessant. 30 secondes ont suffi pour fabriquer un gobelet, c’est 3 heures pour un verre à pied.

La fabrication entièrement automatisée garantit un niveau de qualité optimal. La passerelle nous amène ensuite à la sortie du tunnel de recuisson pour un autre ballet. Un à un les articles sont contrôlés : dimension, aspect toucher avant d’être emballés automatiquement. Tous les rebuts recyclés, l’entreprise veille à une charte et à un processus qualité très stricts. On pourrait observer des heures le cheminement du verre, mais direction le magasin d’usine, où nous attendent des centaines de références dont nous connaissons maintenant les secrets de fabrication.